Dépression et médication

Publié le par Michelle Fenech de Musset

« La France n'en détient pas moins le record mondial de la consommation de médicaments psychotropes (antidépresseurs, hypnotiques, anxiolytiques). Le chiffre d'affaires des antidépresseurs a été multiplié par 6,7 entre 1980 et 2001. Cette tendance serait à la hausse, en dépit de contestations fréquentes sur l'efficacité et l'innocuité de certains de ces médicaments. Ainsi, par exemple, du risque de suicide associé aux antidépresseurs chez les enfants, rendu public ces derniers mois. Les pouvoirs publics s'inquiètent plus généralement de la multiplication des prescriptions non justifiées sur le plan médical et de la chronicisation des traitements. »

Source : http://www.scienceshumaines.com/-0aantidepresseurs--un-choix-collectif--0a_fr_14006.html

L'OMS définit la dépression comme étant "un trouble mental courant se caractérisant par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de dévalorisation de soi, un sommeil ou un appétit perturbé, une certaine fatigue et des problèmes de concentration".

"Pour prendre en charge une dépression modérée ou sévère", indique l'organisation, "il est recommandé d’associer un soutien psychosocial de base à des antidépresseurs ou à une psychothérapie – thérapie comportementale et cognitive, psychothérapie interpersonnelle ou thérapie de résolution de problèmes".

"Les traitements psychosociaux sont performants et devraient être prescrits en première intention pour soigner la dépression légère. Les médicaments et les traitements psychologiques sont efficaces en cas de dépression modérée ou sévère", est-il précisé.

Quant aux antidépresseurs, ils "peuvent être appropriés pour traiter une dépression modérée ou sévère, mais ne s’imposent pas comme le traitement de première intention en début des symptômes. Ils ne devraient pas servir à traiter la dépression chez l’enfant et ne constituent pas le traitement de première intention pour les adolescents, auxquels ils devraient être prescrits avec prudence".

Source: OMS, Journée mondiale de la santé mentale 2012.

Ainsi, ne pas attendre l'aggravation des symptômes pour consulter afin d'éviter de basculer dans l'addiction médicamenteuse.

Les substances qu'elles contiennent, si elles apaisent, momentanément, ne sont pas garantes de la guérison qui ne peut être faite qu'en toute conscience et en toute autonomie.

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